Chasse au trésor d’automne à imprimer : fiches d’indices et énigmes
Transformer une simple promenade en jeu de piste sans préparation compliquée
- Laisser le décor faire le travail : des feuilles rouges d’érable, des bogues de marrons entrouvertes, des souches moussues… Tout est déjà sur place. Vous n’avez rien à poser à l’avance.
- Donner une mission visuelle concrète : une petite grille de 5 ou 6 éléments à repérer et cocher suffit largement pour canaliser l’attention d’une fratrie pendant une heure.
- Garder le rythme : alterner les phases de marche, les pauses d’observation au sol et deux ou trois énigmes orales posées au bon moment, devant un arbre biscornu ou un carrefour de sentiers.
La règle des petits explorateurs des bois :
Avant d’entrer sous les arbres, convenez d’un pacte tout simple avec les enfants : on ramasse uniquement ce qui est tombé par terre, on ne cueille pas les feuilles encore vertes sur les branches, et on admire les champignons avec les yeux sans jamais y toucher avec les doigts. C’est le meilleur moyen de leur apprendre le respect de la nature sans passer pour le parent rabat-joie.
La liste des 6 trésors de saison : le carnet du petit détective

- Le marron tout rond : celui qui vient de tomber de sa bogue, encore humide, bien lisse et sans aucune rayure.
- La feuille multicolore : une feuille qui porte au moins deux couleurs différentes (jaune et rouge, ou vert et orange). Les feuilles d’érable ou de chêne rouge sont parfaites pour ça.
- Le gland avec son béret : trouver un gland encore coiffé de sa petite cupule rugueuse. Pour corser le défi : trouver un chapeau de gland tout seul et essayer de siffler dedans en le coinçant entre les pouces.
- La pomme de pin météo : observer ses écailles. Si elles sont bien serrées, l’air de la forêt est humide ; si elles sont ouvertes, il fait sec. Une vraie expérience grandeur nature.
- Le bâton-baguette en forme de Y : une petite branche morte au sol qui ressemble à une fourche. Elle servira pour l’énigme d’orientation un peu plus loin.
- L’écorce détachée : un petit morceau d’écorce tombé au pied d’un bouleau ou d’un vieux pin, parfait pour servir de parchemin improvisé.
| Trésor à repérer | Où regarder en marchant | Le petit défi amusant pour l’enfant |
|---|---|---|
| Le marron parfait | Au pied des marronniers, sous les feuilles séchées qui forment des petits monticules. | Trouver le marron le plus brillant du groupe sans se faire piquer par les bogues. |
| La feuille bicolore | En lisière de chemin, là où la lumière passe à travers les branches dorées. | Rapporter une feuille avec deux teintes bien nettes (moitié verte, moitié rouge). |
| Le gland chapeauté | Près des vieux chênes, souvent coincé dans les touffes de mousse verte. | Arriver à retirer délicatement son petit chapeau sans casser la tige. |
| La pomme de pin | Sous les résineux, sur les sentiers sablonneux et secs. | Vérifier avec les doigts si les écailles sont ouvertes ou bien fermées. |
| Le bâton en Y | Le long des fossés, parmi les branchages tombés lors des coups de vent d’automne. | Trouver une fourche naturelle pour guider les explorateurs à chaque croisement. |
4 énigmes de terrain qui marchent à tous les coups
1. L’énigme du gland voyageur (Devinette orale)
« J’ai un chapeau rugueux vissé sur la tête, mais je n’ai ni yeux ni oreilles. Tout l’été, je suis resté bien accroché à ma branche. Dès que le vent d’automne s’est levé, j’ai sauté par terre pour nourrir les écureuils et les sangliers. Qui suis-je ? »
Dès que les enfants trouvent le gland, leur mission est d’en trouver trois au sol pour débloquer le droit de choisir le sentier de gauche ou de droite.
2. L’empreinte magique sur écorce (Défi tactile)
3. La boussole des feuilles (Orientation)
4. Le jeu de la flèche de bois (Mission collaborative)
Le mot d’Étienne :
Le secret pour éviter que l’un des enfants ne traîne la patte pendant que son frère court devant, c’est de confier un rôle clair à chacun. Le plus grand devient le « Responsable de la carte » (il annonce les défis), et le plus jeune devient le « Capitaine du sac aux trésors » (c’est lui qui vérifie que chaque trouvaille est bien rangée). En valorisant les deux rôles, vous désamorcez d’avance 90 % des petites jalousies de fratrie en promenade.
Adapter la durée et les énigmes selon l’âge des enfants
| Âge des enfants | Ce qui fonctionne le mieux | Durée et rythme conseillés |
|---|---|---|
| Maternelle (3 – 5 ans) | Des défis de ramassage simples (trouver 3 marrons lisses, une feuille jaune), le toucher, les flaques d’eau avec des bottes. | 30 à 45 minutes grand maximum. Prévoyez une vraie pause goûter à mi-chemin pour recharger les batteries. |
| Primaire (6 – 8 ans) | Les petites devinettes, le carnet à cocher, les messages secrets au sol, inventer une histoire de brigands des bois. | 1h à 1h30. C’est l’âge idéal : ils sont curieux, autonomes et adorent relever des défis d’observation. |
| Grands (9 – 11 ans) | Les énigmes à étapes, déchiffrer un code avec l’alphabet des brindilles, les laisser guider le groupe avec la carte. | 1h30 à 2h. Donnez-leur de l’indépendance en marchant quelques mètres derrière eux. |
Le sac d’expédition : 4 indispensables dans la poche
- Une petite loupe en plastique : elle coûte trois fois rien, ne craint pas les chocs et donne tout de suite aux enfants l’allure de vrais explorateurs pour observer les fourmis ou les nervures d’une feuille.
- Un pochon en coton par enfant : bien plus pratique et écologique qu’un sachet en plastique qui s’envole ou se déchire au premier branchage.
- Un paquet de lingettes ou mouchoirs : après avoir fouillé sous les feuilles mouillées, c’est indispensable avant de sortir les biscuits du goûter.
- Le thermos de réconfort : un chocolat chaud ou une tisane tiède au miel dégustée assis sur un tronc d’arbre, c’est le moment chaleureux qui clôture parfaitement la sortie.
Une aventure palpitante en pleine nature pour sauver la réserve des écureuils et déjouer les pièges de la forêt.

Télécharger nos 3 chasses au trésor gratuites pour enfants (3-11 ans)
Recevez immédiatement vos 3 kits complets au format PDF, prêts à imprimer pour animer vos anniversaires et après-midis jeux sans stress !
- 3 chasses au trésor complètes (3-5 ans, 6-8 ans, 9-11 ans)
- Indices, cartes et diplômes imprimables
- Guide d’installation pas-à-pas pour les parents
Questions fréquentes sur la chasse au trésor d’automne
Sous les arbres d’une forêt dense, la pluie met souvent 15 à 20 minutes avant de traverser le feuillage. Si c’est une petite averse passagère, enfilez les capuches et profitez-en pour observer les gouttes qui perlent sur les feuilles de chêne. Si la pluie s’installe franchement, ne forcez pas les enfants : trouvez un abri forestier pour finir le goûter au sec, ou rentrez tranquillement à la maison pour continuer l’activité au chaud en créant un tableau de feuilles séchées sur la table de la cuisine.
Non, surtout pas ! En forêt d’automne, tous les indices sont déjà naturellement présents au sol (marrons, glands, écorces, feuilles dorées). Aller cacher des objets à l’avance prend du temps et d’autres promeneurs risquent de les ramasser. Pour le trésor final, préparez simplement une petite boîte hermétique dans votre sac à dos (avec quelques sablés ou une petite surprise) et déposez-la discrètement derrière une souche pendant que les enfants ont le nez en l’air à chercher un écureuil.
Deux règles d’or simples : la première, c’est de garder le contact visuel. Les enfants peuvent courir devant, mais doivent s’arrêter à chaque croisement de sentier sans jamais le dépasser seuls. La deuxième, c’est de ne jamais porter à la bouche des baies ou des champignons trouvés en chemin. Pour les tiques, enfilez des pantalons longs avec les chaussettes par-dessus le bas du pantalon, et faites un rapide contrôle visuel le soir au moment du coucher.
Tout à fait ! N’importe quel parc arboré ou grand jardin public fait parfaitement l’affaire. La plupart des parcs municipaux comptent de grands marronniers, des platanes et des parterres de buissons où les feuilles s’accumulent. C’est même souvent plus rassurant pour une première fois avec des tout-petits de maternelle, car l’espace est clôturé et les allées sont faciles à arpenter en poussette ou à petites foulées.



